<![CDATA[Pour que le souvenir reste]]> http://oran.filledepieds-noirs.i-clic.net Je suis fille de pieds-noirs et à travers ce blog, je souhaite faire connaître à d'autres ce que je ressens en lisant tous ces sites internets dédiés à la mémoire de tous ces êtres qui ont dû abandonner leur terre natale, leurs souvenirs d'enfance fr Wed, 23 Apr 2008 12:39:16 GMT Wed, 23 Apr 2008 12:39:16 GMT i-clic.net v0.2 <![CDATA[LES ROICOS]]> http://oran.filledepieds-noirs.i-clic.net/article-235695.html


Ingrédients :

250 gr d'huile

25 cl.de vin blanc

300 gr. de sucre

1 paquet de sucre vanillé

1 paquet de levure chimique

1 kg de farine (je n'ai pas mis tout à fait le kg, à voir en fonction de la pâte)



Mélanger l'huile, le vin blanc, le sucre vanillé, le sucre en poudre. Ajouter petit à petit la farine et la levure chimique, mélanger au fur et à mesure. Quand la pâte devient non collante et molle, la laisser reposer une heure.


Après le temps de repos, prendre des morceaux de pâte et faire les roïcos. Mettre une face du roïco dans du sucre en poudre et mettre la face non sucrée sur la plaque allant au four, espacer chaque roïco de 3 à 4 cm pour éviter qu'ils se collent entre eux.


Cuisson pendant 15 min, thermostat 180°


Les roïcos doivent être à peine dorés, presque blancs encore. Les laisser refroidir et les manger plus tard dans la journée.

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Wed, 23 Apr 2008 12:39:16 GMT http://oran.filledepieds-noirs.i-clic.net/article-235695.html
LA FRITA http://oran.filledepieds-noirs.i-clic.net/article-233997.html


INGREDIENTS pour 4 personnes :

- Il faut de la viande, personnellement, je mets deux escalopes de poulet, deux de dinde et deux tranches de porc (échine).

- 1 gros poivron vert

- 1 gros poivron rouge

- Huile (je préfère l'huile d'olive)

- 1 boite de tomates pelées ou des tomates.

- Laurier, sel, poivre, ail.

- Un sucre



PREPARATION :


Nettoyer les poivrons, les découper en lanières (épaisseur d'un doigt environ), les faire revenir dans l'huile puis les retirer. Faire revenir ensuite les différents viandes découpées en morceaux. Retirer également. Faire réduire les tomates pelées, épépinées et coupées en petits dés, rajouter un sucre pour l'acidité de la tomate. Rajouter les poivrons, la viande, les épices, l'ail, sel et poivre. Laisser mijoter le tout pendant environ 30 min, à feu doux.

 

 

Important, ce plat peut être accompagné de frites, c'est succulent et c'est un vrai régal.

 

Celui-là, c'est mon commentaire perso !


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Tue, 15 Apr 2008 22:07:16 GMT http://oran.filledepieds-noirs.i-clic.net/article-233997.html
LA NATIONALITE FRANCAISE http://oran.filledepieds-noirs.i-clic.net/article-230840.html RECHERCHE DE LA NATIONALITE PERDUE


Le Médiateur de la République est très régulièrement saisi par des ressortissants algériens, résidant en Algérie ou en France, qui souhaitent obtenir des certificats de nationalité française. Ils ont eu, à une époque, une carte nationale d'identité française, ou leurs parents en possédaient une ; ils ont un père, ou un grand-père, qui a servi dans l'armée française... Qui est resté français, qui ne l'est plus ?


Adresse du Médiateur de la République :

Monsieur Jean-Paul DELEVOYE

7 rue Saint Florentin

75008 PARIS

Tél. : 01.55.35.24.24
Fax : 01.55.35.24.25


Je vous donne aussi le lien internet qui vous redirige vers le site du Médiateur :

http://www.mediateur-republique.fr/fr-20-citoyen-Contact




L'ordonnance du 21 juillet 1962 a distingué deux catégories de statut :


1 - Les personnes de statut civil de droit commun : en général les familles originaires de métropole ou les personnes naturalisées. Elles ont conservé de plein droit la nationalité française, sans effectuer de démarche particulière ;


2 - Les personnes de statut civil de droit local : en général les familles originaires d'Algérie. Elles ont dû, quant à elles, pour rester françaises, souscrire avant le 23 mars 1967, une déclaration de reconnaissance de la nationalité française. Déclaration prise en compte à la condition que son auteur ait préalablement fixé son domicile en France.

La notion de domicile, ou de résidence en France, se définit ici comme une résidence effective stable et permanente, coïncidant avec le centre des attaches familiales et des occupations professionnelles du requérant.


L'enfant né en France, comme en Algérie, avant le 1er janvier 1963, de parents de statut civil de droit local, a perdu la nationalité française à cette date, si lui même ou son père dont il a, en tant que mineur, suivi la condition, n'a pas souscrit la déclaration de reconnaissance.

Dans ce cas, seule une demande de réintégration par décret peut permettre de retrouver la nationalité, à condition de résider en France, de manière régulière au regard des lois et conventions relatives au séjour des ressortissants algériens en France.


Invoquer le fait d'avoir un ascendant qui a servi dans l'armée française, ou d'avoir soi-même servi dans cette armée avant l'indépendance de l'Algérie, est sans incidence sur la nationalité. 





Ces deux textes écrits sur la nationalité proviennent d'informations prises sur le web, seulement trop de personnes se posent des questions sur la nationalité de leurs ancêtres, j'espère que ces informations leur apportera de quoi résoudre leur mystère quant à un éventuel dossier de naturalisation.

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Wed, 02 Apr 2008 17:13:12 GMT http://oran.filledepieds-noirs.i-clic.net/article-230840.html
NATIONALITE FRANCAISE BIS http://oran.filledepieds-noirs.i-clic.net/article-230835.html LES RECHERCHES ADMINISTRATIVES

POUR LES NATURALISATIONS


Ces informations sont données à titre d'orientation par le CHAN (Centre Historique des Archives Nationales). Elles ne permettent pas de préjuger des décisions qui pourraient être prises en matière de nationalité par les administrations compétentes.


1 - Les français de statut civil de droit commun  domiciliés en Algérie à la date de l'indépendance, ont conservé la nationalité française quelle que soit leur situation au regard de la nationalité algérienne (ordonnance du 21 juillet 1962, article 1).

2 - Les algériens de statut civil de droit local l'ont perdu. Pour se voir reconnaitre la nationalité française, il faut donc prouver que son ascendant (ou soi-même) avait le statut civil de droit commun à la date de l'indépendance.


Celui-ci résultait d'un décret jusqu'en 1962 :

- Un décret depuis 1830 et plus encore depuis le sénatus-consulte du 14 juillet 1865.

- Ou d'une déclaration d'un tribunal de première instance depuis la loi du 4 février 1919.


Les archives des tribunaux de première instance d'Algérie sont restées en Algérie. Il est donc inutile de les rechercher au CHAN ou au CAOM (Centre des Archives d'Outre-Mer).


Par contre, le CHAN conserve les dossiers d'admission aux droits de citoyen français par décrets, depuis 1830 jusqu'à 1930 inclus. Les dossiers de la période 1931 à 1962 sont conservés au CAC (Centre des Archives Contemporaines à Fontainebleau).



1 - Vous ne connaissez pas la date du décret d'admission aux droits de citoyen français : la recherche est à effectuer par vous même, en dépouillant :


- les tables décennales de la partie supplémentaire du Bulletin des lois, pour la période 1865-1918.

- la liste alphabétique des personnes ayant acquis la nationalité française par décret pour la période 1900-1962.


Les décrets d'admission aux droits de citoyen français ont été publiés au bulletin officiel du Gouvernement général de l'Algérie (devenu Journal Officiel de l'Algérie en 1927, cette publication est consultable en Algérie).


N.B. Les tables décennales et la liste alphabétique du Bulletin des lois sont consultables en principe dans les services d'archives départementaux.


Adresse :

Centre Historique des Archives Nationales : (CHAN)
60 rue des Francs-Bourgeois
75003 PARIS

Bureau ouvert les lundi et jeudi après-midi de 14 heures à 17 heures.


Si vous ne trouvez pas de décret d'admission aux droits de citoyen français de votre ancêtre, il est inutile de poursuivre la recherche.



2 - Vous connaissez la date du décrert d'admission aux droits de citoyen français de votre ancêtre :


- Il faut dans un premier temps, établir la filiation à l'égard de l'ancêtre en question avec des pièces d'état civil probantes.


Si tel est le cas, vous devez vous adresser à l'adresse suivante :


SOUS DIRECTION DES NATURALISATIONS

93 bis rue de la commune de 1871

44404 REZE Cedex - France


Et lui demander une attestation de naturalisation de votre ascendant. Seul ce service peut établir cette attestation qui tient lieu de décret de naturalisation. (le numéro de décret n'apparait jamais dans le dossier de naturalisation).



ATTENTION : il n'est pas délivré de pièces de dossiers de naturalisation pour la constitution d'un dossier administratif ; les photocopies n'ont pas de valeur de preuve ! Le CHAN n'est pas qualifié pour délivrer des actes d'état civil d'une personne née en Algérie, c'est en Algérie que sont restés les registres originaux.



3 - Algériens entre 1962 et 1966 :

Les Français-Musulmans de statut civil de droit local domiciliés en France à l'époque de l'indépendance ont dû souscrire une déclaration récognitive pour conserver la nationalité française (délais jusqu'en 1966).


Il faut s'adresser également à :


SOUS DIRECTION DES NATURALISATIONS

93 bis rue de la commune de 1871

44404 REZE Cedex



OBSERVATIONS :

Le service militaire n'est pas une preuve de l'acquisition du statut civil de droit commun. Le décret du 21 avril 1866 ouvrait l'armée française et certaines fonctions et emplois civils à ceux qui avaient gardé le statut civil de droit local.


L'ordonnance du 7 mars 1944 déclarait citoyens français à titre personnel, les Français-Musulmans de sexe masculin, âgés de 21 ans et plus, et appartenant à certaines catégories socio-professionnelles, comme anciens officiers, diplômés, fonctionnaires, personnalités diverses, membres de la Légion d'Honneur. Mais cette ordonnance ne conférait pas le statut civil de droit commun et ne pouvait donc pas permettre de conserver la nationalité française après l'indépendance de l'Algérie.


La loi du 17 mai 1976 reconnaissait la citoyenneté française à tous les ressortissants d'Algérie. Mais ceux qui n'étaient pas régis par le statut civil de droit commun gardaient leur statut personnel.




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Wed, 02 Apr 2008 16:56:44 GMT http://oran.filledepieds-noirs.i-clic.net/article-230835.html
LA MONA OU LA MOUNA http://oran.filledepieds-noirs.i-clic.net/article-228293.html

 


























Ingrédients :
- 1.500 kg de farine
- 300 gr. de sucre
- 1/4 l. d'huile
- 1 verre à liqueur de rhum
- 1 zeste de citron
- 2 zestes d'orange + leur jus
- 4 oeufs entiers
- 100 gr de levure de boulanger fraiche.


Préparation :

Dans un bol, mettre un peu d'eau chaude avec 100 grammes de levure et un peu de farine. Pendant ce temps, verser 500 gr. de farine dans un récipient, au centre, mettre les oeufs un à un, le sucre, l'huile, les zestes de citron, d'orange et les jus, le verre de rhum. Mélanger le tout. Ajouter le mélange d'eau + farine + levure, rajouter au fur et à mesure de la farine, si 1.500 kg ne suffit pas, on continue de mettre de la farine jusqu'à l'obtention d'une pâte souple, qui se détache et ne colle pas trop aux doigts. Taper la pâte sur le plan de travail pendant quelques minutes. Finir si nécessaire avec juste les mains farinées. Laisser reposer la pâte, soit toute la nuit si vous la faites en fin de journée, soit 8 heures...

Reprendre la pâte après le temps de repos, former 4 à 5 boules de pâte, faire une croix à l'aide d'une paire de ciseaux, badigeonner de jaune d'oeuf chaque mona, et mettre des morceaux de sucre cassé sur chacune d'elle.

Préchauffez le four à 180° pendant 10 min.
Enfournez chaque monas ou deux monas ensemble à 180° pendant 10 min et 160° pendant 30 min.

Piquez chacune d'entre elles au centre avec la lame d'un couteau ou d'une aiguille à tricoter, celle-ci doit ressortir nette, sans pâte.

Laissez reposer la mona au moins une journée pour mieux l'apprécier le lendemain.


Il faut savoir que chacun d'entre nous, a sa propre recette ; j'ai fait un petit mélange de celle-ci avec celle de ma maman. Sur celle-ci, il est en principe utilisé 125 gr. de beurre, je le remplace par l'huile d'arachide. Je dois aussi vous dire que c'est la première fois que je la réussie, et pourtant j'essaie depuis 1990, mais à chaque essai, ma pâte a fini à la poubelle. Pas cette fois, je suis très fière car c'est pour moi, un pas de plus vers mes origines pieds-noirs !


Je vous invite pour le goûter !



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Tue, 25 Mar 2008 12:57:12 GMT http://oran.filledepieds-noirs.i-clic.net/article-228293.html
L'ALGERIE de 1830 à 1962 http://oran.filledepieds-noirs.i-clic.net/article-224018.html

J'ai longtemps réfléchi avant la parution de cet article et je demanderais à toutes les personnes qui me déposent un commentaire qu'elles le fassent objectivement. Certaines descriptions ou certaines phrases peuvent choquer, peuvent paraitre incompréhensibles, je suis à votre disposition pour y répondre. Je n'attaque personne, je veux seulement connaitre la vérité ET la faire connaitre à d'autres désireux de savoir. Trop d'actes restent cachés ; bien souvent la communauté pied-noir passe pour être responsable de cette guerre d'Algérie, c'est FAUX, totalement FAUX, les pieds-noirs ont subi, ils ont été trompés, ils ont cru en leur futur président qui n'a rien fait pour les sauver, bien au contraire.


Sachez que tous les commentaires déposés sont lus et si vous souhaitez une réponse, je le ferais, il vous suffira de revenir sur votre commentaire pour voir ma réponse.



L'ALGERIE DE 1830 à 1962



Ils sont partis contraints et forcés pour sauver leur vie, ils n'avaient pas le choix. Beaucoup trop de disparus, beaucoup trop de victimes, beaucoup trop d'êtres mutilés, beaucoup trop d'innocents restés là-bas, qu'ils soient femmes, enfants, hommes et personnes âgées ; ils n'avaient pas le droit de leur ôter la vie, de leur faire subir des atrocités que, nous, enfants de pieds-noirs, sommes loin d'imaginer.


L'histoire des pieds-noirs, elle aurait pu être belle, elle aurait pu faire partie des livres d'histoire de nos écoliers, au lieu de cela, elle est cachée, elle est tue, elle est à semi-dévoilée. Qui mieux que les pieds-noirs peuvent la raconter ? En tant que fille et petite fille de pieds-noirs, je vais essayer de vous la conter, avec la participation de ma famille, d'amis pieds-noirs et de toutes les sources glanées sur le web.


De 1830 à 1848, l'Algérie était une colonie française. Durant toute cette période, des combats ont eu lieu, avec plusieurs pertes d'hommes d'un côté comme de l'autre. L'Algérie devient alors partie intégrante du territoire français. Le gouvernement envoie des Français peupler l'Algérie. Ils doivent cultiver la terre, récolter des céréales, planter des légumes, des fruits, le sol peut être riche, le climat est bon pour l'agriculture. Les pays alentours, tel que l'Espagne, l'Italie, la Corse sont attirés par l'Algérie, ils viennent dans un premier temps pour explorer le pays, voir sa richesse, puis décide de faire venir leur famille sur ce sol nouveau. Les espagnols sont réputés pour être de bons travailleurs, autant les hommes que les femmes qui ne rechignent pas à la tâche ménagère. Je tiens à rajouter un détail extrêmement important : ce ne sont pas les pieds-noirs qui ont colonisé l'Algérie, c'est le gouvernement français de l'époque de 1830, les pieds-noirs sont seulement venus s'installer sur cette nouvelle terre, enfin autrefois, ils n'étaient pas encore pieds-noirs, ils étaient des étrangers, des Européens.


Certains Français ne supportant pas leur nouvelle vie, repartent en France, d'autres meurent de maladies comme le typhus, la malaria, le paludisme... ; il faut dire qu'à l'époque, il fallait tout bâtir, le travail était dur, il n'y avait pas ces machines ultra-modernes, non tout devait être fait à la main. Ces premiers habitants ont transformé le pays par la création de routes, d'écoles, de commerces tels que les pharmacies, les boulangeries..., les hôpitaux, l'arrivage de l'eau courante dans les maisons.Un petit bout de France se construit par-ci, par-là. Beaucoup d'hommes s'engagent dans l'armée française, signant sans cesse leur renouvellement et cela jusqu'à leur retraite. Entre temps, la guerre 14/18 s'impose plus que jamais, la France a besoin d'hommes, elle recrute dans tout le pays, que l'homme soit Français ou Algérien, il doit avant tout être Français et s'il ne l'est pas, il faudra obtenir la nationalité. Pour l'obtention de cette nationalité, une étude était menée sur le sujet demandeur : quelles étaient ses motivations, son sentiment vis à vis de la France, quelle existence il menait, ses relations, sa famille, son salaire, tout était extrêmement étudié. Enfin, la nationalité étant accordée à ces valeureux, les voilà partis faire le sale travail, comme on dit trop souvent.


Je vous cite l'exemple de mon grand oncle Joseph, pour lequel j'ai déjà écrit plusieurs articles. Né en Espagne en 1886, naturalisé Français en 1914, il part pour la Macédoine défendre la France, en disant à sa famille : pas de soucis, je reviendrais et cette guerre finira bien et bientôt. Il n'est jamais revenu, il est resté là-bas, sur une terre inconnue, comme tant d'autres, une fois de plus, l'exode est là ! Mon grand-père paternel a fait ses campagnes contre l'Allemagne du côté de Mulhouse, Vaux Chapitre, et le Bois des Loges. Mon grand-père maternel avait à peine deux ans quand la guerre a commencé. Enfin, tous ces hommes sont partis en chantant : c'est nous les Africains... certains avaient la peur au ventre mais pour défendre leur patrie, ils auraient donner leur vie et c'est ce qu'ils ont fait, les rescapés revenus sont meurtris, blessés, traumatisés ; qu'allait être leur vie après ça ? Malgré leurs blessures de guerre, il fallait travailler pour vivre, pour nourrir sa famille et travailler de leurs mains, à la sueur de leur front, faire un travail épuisant, harassant, tout cela pour gagner quelques francs par jour, une véritable misère ! Il faut se relever après cette grande guerre et donc construire le pays.


Arrive l'époque de nos parents, nés dans les années 1930/1940, la France occupe toujours l'Algérie, la guerre 14/18 est finie depuis longtemps mais la seconde guerre mondiale se profile à l'horizon entrainant de nouveaux départs pour le front.  16 % de la population algérienne part sauver la France, ce pourcentage étant bien plus important que celui de la métropole. De nouveau, les restrictions alimentaires, le couvre-feu, c'est à ce moment là qu'est parti mon grand-père maternel pour le Liban : quel est le rapport avec la France ? Je me le demande bien !


Nos parents grandissent et profitent de chaque instant, de chaque jour qui passe, ce sont leurs plus belles années. Ils découvrent la France par les livres à l'école, par les colonies de vacances qui se déroulent dans le Sud de la France, tout est fait, tout est dit pour embellir la France à leurs yeux. Et pourtant la bonne entente règne entre les deux  communautés musulmanes et européennes, les coutumes sont différentes mais respectées de part et d'autre.


Les premières menaces contre le peuple pied-noir débutent en 1954. Il s'ensuit des assassinats d'hommes, de femmes, d'enfants, les attentats se multiplient : un pied-noir sort dans la rue, un algérien surgit, lui tranche la gorge et le laisse là, en train de se vider de son sang. Combien d'entre vous ont vécu ce genre de scène ? Des bébés, des nourrissons jetés avec une violence inouïe contre un mur afin de leur éclater le crâne, des enfants torturés, découpés, pendus à des crochets de boucherie afin qu'ils se vident de leur sang ! Pouvez-vous imaginer une telle scène ? Ce n'est pas un film, c'est la réalité telle qu'elle s'est déroulée sous leurs yeux, sous les yeux de mes parents, de leurs parents.


Et l'armée française dans tout ça, que fait-elle ? Le gouvernement ne sait plus ! Il tergiverse ! Il hésite ! Là aussi, que se passe-t-il ? Mai 1958, De Gaulle vient parler sur le territoire Algérien : son discours l'entraine tout en haut de l'échelle, pieds-noirs et musulmans réunis votent pour lui malgré les menaces du FLN contre le peuple musulman.  Tous ont voté pour une Algérie Française mais une fois au pouvoir, De Gaulle retourne sa veste et trahit l'ensemble du peuple Algérien ; de ce fait, le FLN est libre de toute action sur le peuple pied-noir, l'armée française a pour ordre de ne plus défendre les européens et les musulmans favorables à l'Algérie Française et même plus de tirer sur les pieds-noirs, abattant ainsi des français ! C'était le 26 mars 1962, rue d'Isly à Alger !


Je parle là bien entendu des atrocités qu'ont subi les pieds-noirs mais ils ne sont pas restés là à attendre les bras croisés, eux aussi se sont battus pour défendre leur vie, eux aussi ont dû tuer pour survivre, pour protéger leur famille. Ils décident de se défendre et rejoignent l'OAS pour leur survie. L'armée française les ayant tout simplement abandonné à leur sort et ce d'autant plus que les barbouzes et les gardes mobiles étaient de connivence avec le FLN.


Quelques mois plus tard, un message est diffusé à la radio : ce message s'adresse à la communauté pied-noir qui doit choisir entre "la valise ou le cercueil."


Là, pas le temps de se poser des questions, pas le temps de prévoir un déménagement, pas le temps d'aller à la banque pour retirer l'argent, chacun emporte avec lui ses souvenirs : photos de famille, photos des jours heureux, un livre, un cahier, un jouet, un cadre, une clé de maison, quelques vêtements, on ne sait pas quel temps il fait de l'autre côté de la Méditerranée. Direction la Sénia, embarquement par avion ou par bateau pour tous ceux qui y arriveront car là beaucoup de vies humaines vont disparaître de cette terre, envolées, on ne trouvera jamais leurs corps, que sont-ils devenus ? Puis, même à bord du bateau, nos parents n'étaient pas sauvés pour autant ! Des hommes armés montés à bord, choisissaient quelques personnes et voulaient les faire redescendre à terre ! Le commandant du bateau intervenait en leur faveur, les hommes armés redescendaient du navire et le commandant donnait l'ordre aussitôt de partir. Sans l'intervention de ces commandants de bateau, ces personnes ne seraient pas parmi nous aujourd'hui.


Les voilà tous à bord du bateau, regardant au lointain, la baie d'Oran disparaitre dans un nuage de fumée, à bord de l'avion, survolant la mer et la ville d'Oran où règne la cacophonie. Mais leur histoire ne s'arrête pas là ! Ils sont arrivés en France, accueillis comme des criminels, comme des moins que rien, leurs bagages encombrants stockés dans des containers avaient été largement trempés dans l'eau de mer, le peuple Français leur a tourné le dos, le gouvernement Français leur a tourné le dos ! Quel accueil chaleureux de la part du maire Gaston Deferre qui accueille des familles entières qui ont tout perdu par cette phrase ignoble : "que les pieds-noirs aillent se réadapter ailleurs !"


Le Mur des Disparus en Algérie a été inauguré le 24 et 25 novembre 2007, sur ce Mur, sont notés 3192 noms de personnes. Ainsi pour tous ceux qui ont un être cher disparu pendant les évènements, ils ont enfin un lieu de recueillement et un hommage leur a été rendu.


Enfin, le gouvernement français n'est pas tout blanc dans toute cette histoire, c'est pourquoi la vérité sur la guerre d'Algérie reste encore trop longtemps cachée ; elle se dévoile peu à peu malheureusement lorsqu'un film documentaire concernant l'Algérie Française passe sur les ondes, celui-ci est diffusé à une heure tardive de la nuit ! Qui va regarder ? Qui va écouter ? Où est la bande annonce qui va attirer l'audimat !



Enfin et pour finir, un petit mot pour rendre hommage également aux 150 000 harkis qui se sont battus au côté des pieds-noirs et qui ont été  livrés cruellement au FLN.


Alors l'histoire des pieds-noirs est peut être compliquée à comprendre tout simplement car aucun livre digne de ce nom, ne relate l'histoire telle qu'elle a été vécue par les pieds-noirs eux mêmes.





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Sat, 08 Mar 2008 14:25:06 GMT http://oran.filledepieds-noirs.i-clic.net/article-224018.html
A TOUS LES PIEDS-NOIRS http://oran.filledepieds-noirs.i-clic.net/article-223483.html AVous, tous les Pieds-Noirs
Vous avez su garder l'espoir
Malgré la douleur et la trahison
Vous vous êtes construits avec raison


Les larmes aux yeux
Et le soleil dans votre coeur
Vous êtes partis malheureux
Emportant un peu de bonheur


Des photos jaunies de votre passé
Retraçant votre histoire
Un souvenir, un livre, un jouet
Nous racontant ainsi votre mémoire


Fille de Pieds-Noirs et fière de l'être
Je suis ravie de vous connaitre
L'exode vous a tous dispersés
Et ensemble, vous rassemblez votre passé




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Sun, 02 Mar 2008 11:26:59 GMT http://oran.filledepieds-noirs.i-clic.net/article-223483.html
LES OREILLETTES http://oran.filledepieds-noirs.i-clic.net/article-214892.html Je vais essayer au fur et à mesure de préparer ces recettes que j'ai appris avec Maman, non seulement d'insérer la photo du plat mais de vous l'écrire également.

Nous avons sûrement tous une recette plus ou moins différente, portant le même nom, ayant les mêmes origines, mais elle reste celle que nous avons appris avec nos parents et nos grands-parents.


Les ingrédients :
- 1 kg de farine
- 1 verre de sucre
- 1 verre d'huile
- 1 verre de lait
- 1 paquet de sucre vanillé
- 1 paquet de levure chimique
- 4 oeufs
- du rhum


Dans un saladier, mélanger tous les ingrédients ; travailler la pâte jusqu'à ce qu'elle devienne lisse et souple. Rouler-la en boule. Laisser reposer une heure au frais. Etaler la pâte au rouleau à patisserie (environ 3 mm d'épaisseur), découper des bandes de pâte. Si toutefois, la pâte était collante, rajouter un peu de farine, et bien sûr, fariner le plan de travail.

Faire dorer ces oreillettes dans un bain de friture.

Saupoudrer de sucre glace ou de sucre en poudre à la fin de la cuisson.


Régalez-vous et n'hésitez plus, gardons les traditions de nos parents et grands-parents.




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Wed, 06 Feb 2008 13:25:55 GMT http://oran.filledepieds-noirs.i-clic.net/article-214892.html
LE TABLIER DE GRAND-MERE http://oran.filledepieds-noirs.i-clic.net/article-214115.html Te souviens-tu du tablier de ta grand-mère ?

Le principal usage du tablier de Grand'mère était de protéger la robe en dessous, mais en plus de cela, il servait de gant pour retirer une poêle brûlante du fourneau; il était merveilleux pour essuyer les larmes des enfants, et à certaines occasions, pour nettoyer les frimousses salies.

Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les œufs, les poussins à réanimer, et parfois les œufs fêlés qui finissaient dans le fourneau.

Quand des visiteurs arrivaient, le tablier servait d'abri à des enfants timides; et quand le temps était frais, Grand'mère s'en emmitouflait les bras.

Ce bon vieux tablier faisait office de soufflet, agité au dessus du feu de bois.

C'est lui qui transbahutait les pommes de terre et le bois sec jusque dans la cuisine.

Depuis le potager, il servait de panier pour de nombreux légumes. Après que les petits pois aient été récoltés venait le tour des choux. En fin de saison il était utilisé pour ramasser les pommes tombées de l'arbre.

Quand des visiteurs arrivaient de façon impromptue, c'était surprenant de voir avec quelle rapidité ce vieux tablier pouvait faire la poussière. 

A l'heure de servir le repas, Grand'mère allait sur le perron agiter son tablier, et les hommes au champ savaient aussitôt qu'ils devaient passer à table. Grand'mère l'utilisait aussi pour poser la tarte aux pommes à peine sortie du four sur le rebord de la fenêtre pour qu'elle refroidisse, tandis que, de nos jours, sa petite fille la pose là pour décongeler.


Il faudra de bien longues années avant que quelqu'un invente quelque objet qui puisse remplacer ce bon vieux tablier qui servait à tant de choses.
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Sun, 03 Feb 2008 17:16:59 GMT http://oran.filledepieds-noirs.i-clic.net/article-214115.html
POURQUOI J'AI DEBUTE DES RECHERCHES SUR JOSEPH http://oran.filledepieds-noirs.i-clic.net/article-212889.html

Joseph était un inconnu pour ma famille et pourtant, nous possédions son livret militaire, des photos sous forme de cartes postales et des écrits. Je décide  de me consacrer à mieux le connaitre.

José est né à Albatera, province d'Alicante, en Espagne, le 17 mars 1886. Ses parents décident de partir pour l'Algérie Française par rapport au travail, et pour trouver une terre à cultiver.

Ils partent donc pour l'Algérie Française, Joseph n'a alors que 4 ans. En premier lieu, il réside à Prudon avec ses parents, puis habite ensuite à Ain Tedeles, je pense qu'il devait vivre à Ain Tedeles uniquement avec son père ; il se trouve effectivement que sa mère, remariée en 1904, a eu trois autres enfants Maria, Manuel et mon grand-père paternel Grégorio.

Alors que j'ai très peu de renseignements concernant Joseph, je constate qu'il a été naturalisé français le 17 juin 1914. Je cherche des informations sur ce dossier de naturalisation et j'apprends que je peux en faire la demande à condition d'avoir le numéro de décret et la date du décret. Après recherches sur le site de généalogie, je découvre ces date et numéro. Je ne perds plus de temps, je prends contact avec le site de FranceGenWeb (entraide généalogique) pour une demande de dossier de naturalisation au CARAN ! Deux mois après, je reçois le dossier de naturalisation et là, je suis tellement émue : Joseph je le découvre, je le rencontre enfin et surtout, je le réintègre à la famille. J'apprends d'après le dossier de naturalisation de José, qu'il aurait eu deux frères ou soeurs ; en 1914, ils étaient âgés de 19 ans et de 15 ans, mais je ne sais rien sur eux. Je pense que cette fraternité est née à Prudon, un enfant en 1895 et en 1899. Plus tard, ils s'installeront à Ain Tedeles ; pendant tout ce temps, un retour au pays en Espagne, leur semble impossible, leur terre était désormais l'Algérie Française. Joseph grandit, apprend à parler le français, et à l'écrire. Il devient un bon citoyen comme il a été noté dans son dossier de naturalisation. La guerre 14/18 arrive et Joseph veut s'engager dans l'armée française, mais pour cela il faut être français ; alors, il demande sa naturalisation, un dossier est créée le concernant, lui et sa famille, ses moeurs, ses opinions par rapport à la France, toute sa vie est sur le dossier.

Et le voilà, notre Joseph parti comme beaucoup d'autres zouaves, avec la fleur au fusil et peut être en chantonnant : "c'est nous les Africains" ; Enfin, c'est l'impression qu'il me donne lorsque je lis les quelques mots qu'il a écrit à sa famille, des mots qui reviennent souvent : "il faut pas se faire de mauvais sang, du courage !" Ces mots écrits et répétés des centaines de fois par Joseph et par Grégorio mon grand-père.

Oh oui, du courage, c'est le mot qu'il fallait avoir dans son vocabulaire afin de tenir le coup face à l'ennemi, il ne fallait pas faiblir et pourtant combien d'entre eux, ont souffert, ont eu peur, on écrit des poésies anonymes ou des chants anonymes, exprimant ainsi leur désarroi face à cette guerre, exprimant leur incompréhension face à ce pouvoir !

Le voilà notre Joseph, il est aux Dardanelles dans sa carte que nous possédons et puis, la maladie va le toucher le paludisme. Il succombe le 9 août 1916 à l'hôpital militaire de Samli. A partir de là, je perds sa trace, alors je décide de poursuivre mes recherches en poussant les portes du Ministère.

Après plusieurs recherches sur le web, je découvre sur le site MEMOIRES DES HOMMES, qu'il existe une fiche matricule concernant son décès ; c'est lui, je l'ai reconnu grâce à sa date de naissance, à son numéro de matricule. Ensuite, j'effectue des recherches pour savoir où se trouve son corps, j'ai appris qu'il est décédé pendant la guerre d'une maladie, mais apparemment son corps n'a jamais été rapatrié, il est donc resté en Macédoine. Pour le retrouver, j'écris dans un premier temps au CONSULAT DE FRANCE EN GRECE car je constate qu'il existe un cimetière militaire français Zeitenkick. Après consultation des registres, le Consul m'informe qu'il n'y a pas de Joseph Martinez à Zeitenlick, mais il trouve sa trace au cimetière militaire de Bitola en ARYM, le numéro de la tombe 3620. J'écris au CONSUL HONORAIRE DE FRANCE A BITOLA qui me parle d'une Association des Poilus d'Orient. Tous les ans, cette association organise un pèlerinage afin de rendre hommage à tous ces hommes morts pour la France. Je recherche cette association sur le web, et là, rien ! Je me tourne vers la mission militaire de SKOPJE et j'écris donc à l'ATTACHE DE LA DEFENSE. A la suite de ce dernier contact, j'obtiens l'adresse  de l'association des Poilus d'Orient.



MEMORIAL DU FRONT D'ORIENT
30 RUE FREMICOURT
75015 PARIS



Après avoir écrit au Mémorial du Front d'Orient, je reçois une réponse avec de la documentation sur les cimetières militaires en MACEDOINE et sur l'hommage qui est rendu à nos hommes. Mademoiselle TRANIE, directrice de ce Mémorial me téléphone et me certifie que la tombe 3620 est bien celle de Joseph, mon grand oncle ; prochainement, elle doit se rendre à Skopje et elle m'a promis de faire une photo de la tombe de Joseph.


J'ai écrit à Mademoiselle TRANIE, et j'attends toujours sa réponse à l'heure actuelle mais je ne perds pas espoir !



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Thu, 17 Jan 2008 15:42:17 GMT http://oran.filledepieds-noirs.i-clic.net/article-212889.html