J'ai longtemps réfléchi avant la parution de cet article et je demanderais à toutes les personnes qui me déposent un commentaire qu'elles le fassent objectivement. Certaines descriptions ou certaines phrases peuvent choquer, peuvent paraitre incompréhensibles, je suis à votre disposition pour y répondre. Je n'attaque personne, je veux seulement connaitre la vérité ET la faire connaitre à d'autres désireux de savoir. Trop d'actes restent cachés ; bien souvent la communauté pied-noir passe pour être responsable de cette guerre d'Algérie, c'est FAUX, totalement FAUX, les pieds-noirs ont subi, ils ont été trompés, ils ont cru en leur futur président qui n'a rien fait pour les sauver, bien au contraire.
Sachez que tous les commentaires déposés sont lus et si vous souhaitez une réponse, je le ferais, il vous suffira de revenir sur votre commentaire pour voir ma réponse.
L'ALGERIE DE 1830 à 1962
Ils sont partis contraints et forcés pour sauver leur vie, ils n'avaient pas le choix. Beaucoup trop de disparus, beaucoup trop de victimes, beaucoup trop d'êtres mutilés, beaucoup trop d'innocents restés là-bas, qu'ils soient femmes, enfants, hommes et personnes âgées ; ils n'avaient pas le droit de leur ôter la vie, de leur faire subir des atrocités que, nous, enfants de pieds-noirs, sommes loin d'imaginer.
L'histoire des pieds-noirs, elle aurait pu être belle, elle aurait pu faire partie des livres d'histoire de nos écoliers, au lieu de cela, elle est cachée, elle est tue, elle est à semi-dévoilée. Qui mieux que les pieds-noirs peuvent la raconter ? En tant que fille et petite fille de pieds-noirs, je vais essayer de vous la conter, avec la participation de ma famille, d'amis pieds-noirs et de toutes les sources glanées sur le web.
De 1830 à 1848, l'Algérie était une colonie française. Durant toute cette période, des combats ont eu lieu, avec plusieurs pertes d'hommes d'un côté comme de l'autre. L'Algérie devient alors partie intégrante du territoire français. Le gouvernement envoie des Français peupler l'Algérie. Ils doivent cultiver la terre, récolter des céréales, planter des légumes, des fruits, le sol peut être riche, le climat est bon pour l'agriculture. Les pays alentours, tel que l'Espagne, l'Italie, la Corse sont attirés par l'Algérie, ils viennent dans un premier temps pour explorer le pays, voir sa richesse, puis décide de faire venir leur famille sur ce sol nouveau. Les espagnols sont réputés pour être de bons travailleurs, autant les hommes que les femmes qui ne rechignent pas à la tâche ménagère. Je tiens à rajouter un détail extrêmement important : ce ne sont pas les pieds-noirs qui ont colonisé l'Algérie, c'est le gouvernement français de l'époque de 1830, les pieds-noirs sont seulement venus s'installer sur cette nouvelle terre, enfin autrefois, ils n'étaient pas encore pieds-noirs, ils étaient des étrangers, des Européens.
Certains Français ne supportant pas leur nouvelle vie, repartent en France, d'autres meurent de maladies comme le typhus, la malaria, le paludisme... ; il faut dire qu'à l'époque, il fallait tout bâtir, le travail était dur, il n'y avait pas ces machines ultra-modernes, non tout devait être fait à la main. Ces premiers habitants ont transformé le pays par la création de routes, d'écoles, de commerces tels que les pharmacies, les boulangeries..., les hôpitaux, l'arrivage de l'eau courante dans les maisons.Un petit bout de France se construit par-ci, par-là. Beaucoup d'hommes s'engagent dans l'armée française, signant sans cesse leur renouvellement et cela jusqu'à leur retraite. Entre temps, la guerre 14/18 s'impose plus que jamais, la France a besoin d'hommes, elle recrute dans tout le pays, que l'homme soit Français ou Algérien, il doit avant tout être Français et s'il ne l'est pas, il faudra obtenir la nationalité. Pour l'obtention de cette nationalité, une étude était menée sur le sujet demandeur : quelles étaient ses motivations, son sentiment vis à vis de la France, quelle existence il menait, ses relations, sa famille, son salaire, tout était extrêmement étudié. Enfin, la nationalité étant accordée à ces valeureux, les voilà partis faire le sale travail, comme on dit trop souvent.
Je vous cite l'exemple de mon grand oncle Joseph, pour lequel j'ai déjà écrit plusieurs articles. Né en Espagne en 1886, naturalisé Français en 1914, il part pour la Macédoine défendre la France, en disant à sa famille : pas de soucis, je reviendrais et cette guerre finira bien et bientôt. Il n'est jamais revenu, il est resté là-bas, sur une terre inconnue, comme tant d'autres, une fois de plus, l'exode est là ! Mon grand-père paternel a fait ses campagnes contre l'Allemagne du côté de Mulhouse, Vaux Chapitre, et le Bois des Loges. Mon grand-père maternel avait à peine deux ans quand la guerre a commencé. Enfin, tous ces hommes sont partis en chantant : c'est nous les Africains... certains avaient la peur au ventre mais pour défendre leur patrie, ils auraient donner leur vie et c'est ce qu'ils ont fait, les rescapés revenus sont meurtris, blessés, traumatisés ; qu'allait être leur vie après ça ? Malgré leurs blessures de guerre, il fallait travailler pour vivre, pour nourrir sa famille et travailler de leurs mains, à la sueur de leur front, faire un travail épuisant, harassant, tout cela pour gagner quelques francs par jour, une véritable misère ! Il faut se relever après cette grande guerre et donc construire le pays.
Arrive l'époque de nos parents, nés dans les années 1930/1940, la France occupe toujours l'Algérie, la guerre 14/18 est finie depuis longtemps mais la seconde guerre mondiale se profile à l'horizon entrainant de nouveaux départs pour le front. 16 % de la population algérienne part sauver la France, ce pourcentage étant bien plus important que celui de la métropole. De nouveau, les restrictions alimentaires, le couvre-feu, c'est à ce moment là qu'est parti mon grand-père maternel pour le Liban : quel est le rapport avec la France ? Je me le demande bien !
Nos parents grandissent et profitent de chaque instant, de chaque jour qui passe, ce sont leurs plus belles années. Ils découvrent la France par les livres à l'école, par les colonies de vacances qui se déroulent dans le Sud de la France, tout est fait, tout est dit pour embellir la France à leurs yeux. Et pourtant la bonne entente règne entre les deux communautés musulmanes et européennes, les coutumes sont différentes mais respectées de part et d'autre.
Les premières menaces contre le peuple pied-noir débutent en 1954. Il s'ensuit des assassinats d'hommes, de femmes, d'enfants, les attentats se multiplient : un pied-noir sort dans la rue, un algérien surgit, lui tranche la gorge et le laisse là, en train de se vider de son sang. Combien d'entre vous ont vécu ce genre de scène ? Des bébés, des nourrissons jetés avec une violence inouïe contre un mur afin de leur éclater le crâne, des enfants torturés, découpés, pendus à des crochets de boucherie afin qu'ils se vident de leur sang ! Pouvez-vous imaginer une telle scène ? Ce n'est pas un film, c'est la réalité telle qu'elle s'est déroulée sous leurs yeux, sous les yeux de mes parents, de leurs parents.
Et l'armée française dans tout ça, que fait-elle ? Le gouvernement ne sait plus ! Il tergiverse ! Il hésite ! Là aussi, que se passe-t-il ? Mai 1958, De Gaulle vient parler sur le territoire Algérien : son discours l'entraine tout en haut de l'échelle, pieds-noirs et musulmans réunis votent pour lui malgré les menaces du FLN contre le peuple musulman. Tous ont voté pour une Algérie Française mais une fois au pouvoir, De Gaulle retourne sa veste et trahit l'ensemble du peuple Algérien ; de ce fait, le FLN est libre de toute action sur le peuple pied-noir, l'armée française a pour ordre de ne plus défendre les européens et les musulmans favorables à l'Algérie Française et même plus de tirer sur les pieds-noirs, abattant ainsi des français ! C'était le 26 mars 1962, rue d'Isly à Alger !
Je parle là bien entendu des atrocités qu'ont subi les pieds-noirs mais ils ne sont pas restés là à attendre les bras croisés, eux aussi se sont battus pour défendre leur vie, eux aussi ont dû tuer pour survivre, pour protéger leur famille. Ils décident de se défendre et rejoignent l'OAS pour leur survie. L'armée française les ayant tout simplement abandonné à leur sort et ce d'autant plus que les barbouzes et les gardes mobiles étaient de connivence avec le FLN.
Quelques mois plus tard, un message est diffusé à la radio : ce message s'adresse à la communauté pied-noir qui doit choisir entre "la valise ou le cercueil."
Là, pas le temps de se poser des questions, pas le temps de prévoir un déménagement, pas le temps d'aller à la banque pour retirer l'argent, chacun emporte avec lui ses souvenirs : photos de famille, photos des jours heureux, un livre, un cahier, un jouet, un cadre, une clé de maison, quelques vêtements, on ne sait pas quel temps il fait de l'autre côté de la Méditerranée. Direction la Sénia, embarquement par avion ou par bateau pour tous ceux qui y arriveront car là beaucoup de vies humaines vont disparaître de cette terre, envolées, on ne trouvera jamais leurs corps, que sont-ils devenus ? Puis, même à bord du bateau, nos parents n'étaient pas sauvés pour autant ! Des hommes armés montés à bord, choisissaient quelques personnes et voulaient les faire redescendre à terre ! Le commandant du bateau intervenait en leur faveur, les hommes armés redescendaient du navire et le commandant donnait l'ordre aussitôt de partir. Sans l'intervention de ces commandants de bateau, ces personnes ne seraient pas parmi nous aujourd'hui.
Les voilà tous à bord du bateau, regardant au lointain, la baie d'Oran disparaitre dans un nuage de fumée, à bord de l'avion, survolant la mer et la ville d'Oran où règne la cacophonie. Mais leur histoire ne s'arrête pas là ! Ils sont arrivés en France, accueillis comme des criminels, comme des moins que rien, leurs bagages encombrants stockés dans des containers avaient été largement trempés dans l'eau de mer, le peuple Français leur a tourné le dos, le gouvernement Français leur a tourné le dos ! Quel accueil chaleureux de la part du maire Gaston Deferre qui accueille des familles entières qui ont tout perdu par cette phrase ignoble : "que les pieds-noirs aillent se réadapter ailleurs !"
Le Mur des Disparus en Algérie a été inauguré le 24 et 25 novembre 2007, sur ce Mur, sont notés 3192 noms de personnes. Ainsi pour tous ceux qui ont un être cher disparu pendant les évènements, ils ont enfin un lieu de recueillement et un hommage leur a été rendu.
Enfin, le gouvernement français n'est pas tout blanc dans toute cette histoire, c'est pourquoi la vérité sur la guerre d'Algérie reste encore trop longtemps cachée ; elle se dévoile peu à peu malheureusement lorsqu'un film documentaire concernant l'Algérie Française passe sur les ondes, celui-ci est diffusé à une heure tardive de la nuit ! Qui va regarder ? Qui va écouter ? Où est la bande annonce qui va attirer l'audimat !
Enfin et pour finir, un petit mot pour rendre hommage également aux 150 000 harkis qui se sont battus au côté des pieds-noirs et qui ont été livrés cruellement au FLN.
Alors l'histoire des pieds-noirs est peut être compliquée à comprendre tout simplement car aucun livre digne de ce nom, ne relate l'histoire telle qu'elle a été vécue par les pieds-noirs eux mêmes.
Vous avez su garder l'espoir
Malgré la douleur et la trahison
Vous vous êtes construits avec raison
Les larmes aux yeux
Et le soleil dans votre coeur
Vous êtes partis malheureux
Emportant un peu de bonheur
Des photos jaunies de votre passé
Retraçant votre histoire
Un souvenir, un livre, un jouet
Nous racontant ainsi votre mémoire
Fille de Pieds-Noirs et fière de l'être
Je suis ravie de vous connaitre
L'exode vous a tous dispersés
Et ensemble, vous rassemblez votre passé
Je suis, tels mes parents, fier d’être né au nord,
Un pays méconnu juste au bord de la mer ;
Un pays dénigré et mal aimé à tort
Et pourtant un pays si extraordinaire !
Son chef-d'oeuvre voulu, la nature l'a fait
En fusionnant si bien le ciel, la terre et l'eau ;
Et c'est du succès de ce mélange parfait
Que mon pays du nord un beau jour est éclos !
Falaises et rochers, galets et golfes roux,
Dunes et sables chauds, tapis d'or de nos plages,
Sont saupoudrés de blanc lorsque la mer s'échoue
Et sont alors unis en un beau mariage !
Le vent du nord qui vient de la mer nous est doux :
Ce n'est qu'un souffle court son flux nous atteignant,
Comparé à ces vents mauvais qui rendent fou :
Le Mistral de Marseille, l'Autan de Perpignan !
Le soleil au-dessus de mon pays du nord
Dirige notre vie par toute sa magie ;
Il réchauffe nos cœurs et envahit nos corps,
Il dope notre esprit et crée notre énergie !
Au plus chaud de l’été, il dore les moissons ;
Il fait mûrir les fruits et rougir le raisin ;
Il sait pourtant doser sur nos peaux ses rayons
Pour ne pas nous brûler et conserver nos teints !
Notre terre du nord est si douce et légère,
Labourée, cultivée : labeur de nos aïeux,
Qui ont par leur travail su la rendre prospère
Quand elle était le lit d'un terrain rocailleux !
Les cultures du blé, des vignes et coton,
Les prairies, les jardins, les champs et les vallées
Et même les plateaux avec porcs et moutons
Étalent la force de notre volonté !
Notre esprit de progrès, de développement,
A modifié le sol, changé le paysage,
Améliorant la vie considérablement :
Voyez un peu nos ports, nos villes, nos villages !
Les gens du nord sont bons, accueillants, chaleureux,
Sous leurs airs suffisants, ils ont un très bon coeur
Et ils donneraient tout, étant très généreux,
Sauf leur identité, leur accent, leur honneur !
Ils ont le verbe haut, la parole facile,
Les phrases colorées venant de leur faconde !
Justement leur accent : il est indélébile
On le connaît partout aux quatre coins du monde !
Le parler imagé, de nous Français du nord,
Est fait d'un bienheureux mélange de cultures,
De nationalités, de langues et d'apports
Qui viennent enrichir aussi notre nature !
Et quand descend le soir, que s'allonge mon ombre
Sous le ciel infini où les astres scintillent,
Je parcours l'horizon et vois dans la pénombre
Que ma terre du nord est un joyau qui brille !
Ou quand très loin du nord, les yeux écarquillés,
Je vois dans les lueurs s’élevant vers le ciel,
De grands sapins de fer se mettant à briller,
Je me souviens du nord et des soirs de Noël !
Que verte est ma vallée quand l'herbe qui y pousse
Me permet d'espérer en faisant mon bonheur ;
Mais quand le vent forcit et qu'elle devient rousse
Pour ma terre du nord je crains un grand malheur !
Car quand le ciel rougeoie au-dessus de la plaine
Et que le vent de l’est ramène certains sons,
Je me demande si ces petits phénomènes
Ne sont pas le début de terribles frissons !
Et si j’étais un jour perfidement trahi,
Obligé de partir, d’éviter le tombeau,
Alors si je devais visiter cent pays,
Mon beau pays du nord resterait le plus beau !
Mais pour vous, quand je dis : « Mon beau pays du nord »,
C’est un malentendu, aussi je vous rassure,
Je suis, tels mes parents, fier d’être né au nord,
Au nord, oui mais au nord, de l'Afrique bien sûr !
JOCELYN PERPIGNAN
Nous n'avons qu'un Père et une Mère biologiques. Après, nous pouvons avoir des parents adoptifs en fonction de ce que nous réserve l'avenir. Un Père et une Mère nous apportent l'amour, la tendresse, la force, la détermination, c'est eux qui nous montrent le chemin à suivre et si l'on s'en écarte, ils ne sont pas fautifs. On ne récolte que ce que l'on sème. Voilà pourquoi, je détaillerais ce sujet en deux parties : ma Maman et mon Papa.
Une Maman : Elle est là pour aimer, pour apprendre, pour nous donner la vie. Elle nous apprend la vie et ses difficultés, le bien et le mal, Elle est toujours là pour nous écouter, Elle aussi a parfois des soucis mais ses enfants sont sa priorité. Une Maman donnerait sa vie pour son enfant. Une Maman, c'est un coeur tellement immense qu'elle donne sans compter tout son amour, sa tendresse, son affection à ses enfants, à ses petits enfants, à ses arrières petits enfants. Une Maman apaise la douleur, le chagrin, la tristesse. Une Maman console son ange, sans compter le temps, car le temps n'a pas d'importance, l'important dans la vie de cette Maman, c'est que ses enfants soient heureux en amour, heureux dans leur vie de tous les jours. Une Maman, c'est infini, elle ne s'arrête jamais et même à bout de force, elle pensera encore et toujours à sa propre chair.
A mon tour, je voudrais te dire tout simplement : MAMAN, JE T'AIME DE TOUT MON COEUR, je t'aime pour m'avoir donné la vie, pour m'avoir permis de devenir ce que je suis, c'est à dire une Maman.
Ainsi va le cycle de la VIE !!!!
Un Papa : c'est bien différent, Il nous donne la force, il nous aide face à l'adversité, il nous encourage dans nos efforts. Pour un Papa, une petite fille, c'est sa princesse ; un petit garçon, c'est sa continuité. Un Papa, on l'aime différemment. Il nous montre aussi le chemin de la vie, les difficultés à venir, Il nous aide à grandir, à devenir indépendant. Il nous pousse vers l'avant. Un Papa aime ses enfants à sa manière. Un Papa est moins démonstratif affectueusement mais à sa manière, il aime son enfant. Il donne ses conseils, et nous montre le chemin : le chemin de la Vie.
Alors pour remercier Ma Maman et toutes les Mamans du monde, je leur dédie cette poésie :
Une Maman, c'est une fleur,
Qui s'épanouit de bonheur,
Qui s'ouvre au lever du jour
Pour nous couvrir d'amour.
Une Maman, c'est un enchantement,
Un coeur qui aime tendrement,
C'est un rayon de soleil,
Qui m'éblouit et m'émerveille
Une Maman, c'est un sourire
Qu'elle donne contre un soupir
C'est un calin
Qui efface le chagrin.
Une Maman, c'est toute une Vie
Une Vie à l'infini
Un trésor de sentiments
Pour nous, ses enfants
A ma Maman, avec tout mon amour et mon affection

En souvenir de tes jours de colonie de vacances et pour nous, tes 5 enfants, berceuse que tu nous as chanté et que tu continues à chanter pour tes petits enfants.
Je la chante assez régulièrement pour Arnaud et Mathias, lorsque nous sommes en voiture, et si j'oublie de la chanter, Arnaud me dit :
"tu nous chantes la chanson de Mamie Jojo"
Alors pour ne qu'elle ne sombre pas dans l'oubli et pour tous ceux qui visiteront mon blog, peut-être qu'elle vous rappellera vos souvenirs d'enfance !!!
L’ENFANT DE STRASBOURG
La neige tombe aux portes de l’église
Où est assise une enfant de Strasbourg
Elle reste là, malgré le froid, la bise,
Elle reste là, malgré le froid du jour.
Un homme passe, à la fillette donne,
Elle reconnut l’uniforme allemand
Elle refusa l’aumône qu’on lui donne,
A l’officier, elle dit fièrement :
Gardez votre or, je garde ma souffrance,
Soldat prussien, passez votre chemin,
Car je ne suis qu’une enfant de la France,
A l’ennemi, je ne tends pas la main.
Mon père est mort, sur le champ de bataille,
Et je ne sais l’ombre de son cercueil,
Ce que je sais, c’est que votre mitraille,
M’a fait porter cette robe de deuil.
Tout en priant, dans une cathédrale,
Ma mère est là, sous le porche écroulée,
Frappée à mort par l’une de vos balles,
Frappée à mort par l’un de vos boulets.
Vous avez eu l’Alsace et la Lorraine,
Mais malgré tout, nous resterons Français !
Vous avez eu Germanie et la plaine,
Mais mon p’tit cœur, vous ne l’aurez jamais !








